La sortie de l’UE va aggraver les inégalités territoriales au sein du Royaume-Uni

Selon les études les plus récentes, le Brexit devrait creuser encore un peu plus les inégalités régionales déjà béantes dans le pays, notamment entre Londres et le Nord de l’Angleterre.

Photo: Ilovetheeu/Wikimedia (CC BY-SA 4.0 )

Les prévisions sur l’impact économique du Brexit dépendent de tant de paramètres, qu’elles sont compliquées à réaliser. Et ce d’autant plus depuis la survenue de la pandémie de Covid-19. Les économistes sont malgré tout d’accord sur un constat : qu’un accord soit arraché in-extremis ou non, le Royaume-Uni sera perdant. “Il subsiste toujours une incertitude sur l’ampleur de l’impact associé aux différents scénarios du Brexit, mais la tendance à la fois sur le court et le long terme est claire”, estime la Social market foundation, un groupe de réflexion indépendant sur les politiques publiques, dans un rapport publié au mois de mai. “Si un accord de libre échange est acté, le PIB connaitra un impact négatif modéré (-1,8 % en 2024 par rapport à un maintien dans l’UE), et si le Royaume-Uni sort sans accord, le choc négatif sera renforcé (-2,9 %)”. Quand bien même un accord de libre-échange serait finalement signé entre Londres et Bruxelles, il ne permettra donc pas d’éviter toutes les frictions inhérentes à une sortie de l’Union européenne (rétablissement des contrôles phytosanitaires aux frontières etc.). 

Ce constat posé, il est intéressant d’y regarder plus dans le détail pour savoir quelles sont les régions britanniques qui ont le plus à perdre du Brexit. Toujours selon la Social market foundation, et sur la base de données gouvernementales parues en 2018, la région de Londres serait la plus épargnée par la sortie du pays de l’UE, qu’elle soit brutale avec un scénario de no-deal ou plus douce avec la mise en place d’un nouvel accord de libre-échange. La valeur ajoutée produite par la région de la capitale ne chuterait ainsi à long terme qu’entre 4 et 6 %. 

Les prévisions sur l’impact économique du Brexit dépendent de tant de paramètres, qu’elles sont compliquées à réaliser. Et ce d’autant plus depuis la survenue de la pandémie de Covid-19. Les économistes sont malgré tout d’accord sur un constat : qu’un accord soit arraché in-extremis ou non, le Royaume-Uni sera perdant. “Il subsiste toujours une incertitude sur l’ampleur de l’impact associé aux différents scénarios du Brexit, mais la tendance à la fois sur le court et le long terme est claire”, estime la Social market foundation, un groupe de réflexion indépendant sur les politiques publiques, dans un rapport publié au mois de mai. “Si un accord de libre échange est acté, le PIB connaitra un impact négatif modéré (-1,8 % en 2024 par rapport à un maintien dans l’UE), et si le Royaume-Uni sort sans accord, le choc négatif sera renforcé (-2,9 %)”. Quand bien même un accord de libre-échange serait finalement signé entre Londres et Bruxelles, il ne permettra donc pas d’éviter toutes les frictions inhérentes à une sortie de l’Union européenne (rétablissement des contrôles phytosanitaires aux frontières etc.). 

Ce constat posé, il est intéressant d’y regarder plus dans le détail pour savoir quelles sont les régions britanniques qui ont le plus à perdre du Brexit. Toujours selon la Social market foundation, et sur la base de données gouvernementales parues en 2018, la région de Londres serait la plus épargnée par la sortie du pays de l’UE, qu’elle soit brutale avec un scénario de no-deal ou plus douce avec la mise en place d’un nouvel accord de libre-échange. La valeur ajoutée produite par la région de la capitale ne chuterait ainsi à long terme qu’entre 4 et 6 %. 

De quoi creuser encore un peu plus les inégalités régionales déjà béantes dans le pays. “En Europe, seules la Roumanie et la Pologne connaissent des écarts aussi importants entre leurs régions les plus et les moins productives”, détaille l’Industrial strategy council, chargé d’évaluer la politique industrielle du pays. 

Traductions disponibles
vendredi 11 décembre 2020

Auteur/s:

Aude Martin
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