L’UE impose de nouvelles limites – bien qu’insuffisantes – pour les émissions de gaz à effet de serre des voitures

Les nouveaux plafonds approuvés par les États membres pour les émissions de CO2 sont ambitieux mais insuffisants pour contrer les tendances actuelles du réchauffement climatique.

Suite à la publication d’un rapport alarmant du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en ce qui concerne la « catastrophe climatique » qui se produira si « des mesures sans précédent » ne sont pas prises, les États membres de l’UE ont décidé le 9 octobre de réduire les émissions de CO2 des voitures neuves de 35% d’ici 2030, par rapport au niveau de 2021, qui était de 95 grammes par kilomètre.

Le nouvel objectif a été atteint après une réunion de 13 heures du Conseil des ministres européens de l’Environnement et de l’Énergie à Luxembourg. Il représente un compromis entre les postulats du Parlement européen (-40%), les recommandations de la Commission européenne (-30%) et les demandes des constructeurs automobiles qui ont estimé que les nouvelles limites étaient « extrêmement agressives » et « une menace pour les 3,4 millions d’emplois que représente l’industrie automobile en Europe », selon Deutsche Welle. L’Allemagne, première puissance automobile européenne, a soutenu la proposition de la Commission.

Cependant, en tenant compte des nouvelles réductions, l’accord avec l’UE ne respecte toujours pas les termes de l’accord de Paris de 2015 , dans le cadre duquel l’UE a accepté de réduire les gaz à effet de serre de 40% en dessous du niveau de 1990 d’ici 2030.

Lors du conseil du 9 octobre, les ministres ont également adopté la position de l’UE pour la COP24, la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Katowice (Pologne) en décembre.

mardi 16 octobre 2018

Source/s:

VoxEurop
EUobserver

Traduction:

Frédéric Schneider | VoxEurop
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