Les plus corrompus, sont les plus graciés

La transparence des administrations publiques est une exigence et un droit de la société civile. 

La Fundación Civio, basée en Espagne, veut satisfaire cette demande par le journalisme de données, par la publication de rapports sur la manière dont ceux qui gèrent les fonds publics utilisent les ressources mises à leur disposition et, plus généralement, par la promotion de la transparence dans la gestion publique.

Sa dernière étude révèle qu'une personne sur quatre qui a bénéficié d’une grâce octroyée par le gouvernement espagnol en 2017 avait commis des crimes liés à la corruption. Sur les 26 graciés en 2017, 6 l'ont été pour des délits de corruption (23 % du total). Civio souligne un fait important comme critère d'octroi de la grâce : il prend en compte la prévarication comme une forme de corruption, signalée comme telle par les autorités judiciaires, mais pas par le gouvernement.

Traductions disponibles
mardi 24 avril 2018

Source/s:

VoxEurop
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